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Salle des nouvelles

Sommet sur la réponse en Haïti – le 9 février 2010

Remarques de M. Taschereau

Jean-Pierre Taschereau, gestionnaire principal, Équipe d'intervention d'urgence, Croix-Rouge canadienne, est revenu d’Haïti le 7 février. Il a été dépêché en Haïti le lendemain du tremblement de terre pour diriger l’équipe d'évaluation sur le terrain de la Fédération internationale. À son retour, il a pris la parole devant les participants au Sommet sur la réponse en Haïti, qui réunissait 25 Sociétés nationales de la Croix-Rouge à l’échelle mondiale.

Il me faudra du temps pour absorber ce que j’ai vu et vécu en Haïti, mais je sais que cette expérience m’a marqué et nous a tous marqués pour toujours.

Une vaste intervention humanitaire a été menée en Haïti jusqu’à présent. Cet élan, cette flambée d’énergie a commencé lorsque les bénévoles de la Croix-Rouge haïtienne se sont mis à sortir les gens des décombres au cours des premières minutes qui ont suivi le séisme. Ces bénévoles travaillent sans relâche pour soutenir les survivants à la catastrophe.

Les efforts humanitaires de la Croix-Rouge se sont poursuivis, notamment avec le déploiement de 21 unités d’intervention d’urgence du Mouvement international de la Croix-Rouge et de plus de 600 travailleurs humanitaires du Mouvement international de la Croix-Rouge, la production et la distribution d’un million de litres d’eau par jour, la distribution d’articles de secours à plus de 185 000 personnes et la prestation de soins médicaux à plus de 14 000 personnes dans les établissements sanitaires de la Croix-Rouge.

Nous faisons preuve d’innovation en menant une campagne de messages textes sur la santé qui s’adresse à des millions de gens. Ces messages contribueront à sauver des vies et à réduire les risques d’éventuelles épidémies.

Nous réalisons ces travaux sous la protection de notre emblème – la croix rouge – et grâce au soutien et à la bonne volonté du public à l’égard de la Croix-Rouge haïtienne.

Nous devons continuer notre bon travail. C’est pourquoi cette réunion est un virage. Nous devons nous assurer que la coordination que nous avons connue à ce jour se poursuivra – par exemple, des médecins du Croissant-Rouge de la République islamique d'Iran qui travaillent aux côtés des bénévoles de la Croix-Rouge haïtienne, et des infirmières de la Croix-Rouge canadienne qui collaborent avec des médecins d’urgence de Magen David Adom (la Société nationale d’Israël).

Nous devons maintenir cette coordination, continuer sur notre lancée et reconstruire mieux qu’avant.