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Histoires du terrain

Le nombre de cas de choléra en baisse grâce aux efforts de la Croix-Rouge

Par Sophie Chavanel, coordonnatrice principale, Communications, Croix-Rouge canadienne en Haïti

Pierre Redens Fritzs
Marie-Claude Jean est le médecin en chef du centre de traitement du choléra de la Croix-Rouge canadienne à Carrefour, en Haïti. C’est avec grand plaisir qu’elle a pu constater au cours des deux dernières semaines une baisse du nombre de cas de choléra. À ses yeux, il ne fait aucun doute que le travail de sensibilisation effectué par des bénévoles et des infirmières de la Croix-Rouge qui ont fait du porte à porte a porté fruit. « Il y a deux mois, le centre débordait de patients, maintenant, il y a plusieurs lits vides et c’est la même chose dans les autres centres de la région. C’est une très bonne nouvelle! », a-t-elle souligné.

Le 12 décembre 2010, la Croix-Rouge canadienne a ouvert son centre de traitement du choléra à Carrefour et a commencé à recevoir des patients. À ce jour, plus de 1 200 patients ont été traités. Au cours des dernières semaines, les responsables du centre ont décidé de réduire le nombre de lits, mais le centre conservera tout l’équipement médical au cas où le nombre de cas augmenterait. « Nous sommes prêts à augmenter le nombre de lits au besoin, a expliqué Cyril Stein, responsable du centre de traitement du choléra de la Croix-Rouge canadienne. Nous avons ce qu’il faut pour hospitaliser 100 patients par jour. »

Toutefois, le docteur Alain Parent, Croix-Rouge canadienne, demeure vigilant et selon lui, il ne faut pas croire que la situation est maîtrisée. « Il est certain que nous ne reviendrons pas au niveau que nous avons connu au tout début de l’éclosion de choléra en octobre, a-t-il reconnu, mais il existe de nombreux facteurs qui peuvent faire augmenter le nombre de cas, à l’instar des déplacements difficiles en raison des tensions électorales ou de la saison des pluies. » Comme le choléra n’est pas endémique en Haïti, nous ne connaissons pas encore les effets de la prochaine saison des pluies. « Nous voulons nous assurer que les Haïtiens auront les ressources en main pour réagir si le nombre de cas augmente », a assuré le Dr Parent.